« LE CODE QU’IL FAUT DEFENDRE »

mardi 22 mars 2016
par  Laurence Guillouard
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Ni amendable, ni négociable Tous ensemble pour le retrait du projet de réforme du code du travail !

Réunion publique

Jeudi 24 mars à 20h à l’Université (amphithéâtre Tocqueville)

Avec la participation d’un ancien inspecteur du travail (P. LE MOAL, Fondation COPERNIC), de syndicalistes et notamment de l’industrie, d’avocats en droit du travail, de militants jeunes et contre la précarité…

L’avant-projet de loi de réforme du code du travail constitue une attaque majeure contre les droits des salarié-e-s.

Son article premier suffit à le disqualifier, lui qui subordonne les droits et libertés des salarié-e-s au « bon fonctionnement de l’entreprise ». Il scelle la remise en cause historique, théorique, juridique d’un siècle entier de Code du travail.

Après les 1,2 millions de signataires de la pétition en ligne, près de 500 000 personnes ont manifesté le 9 mars dernier, dans toute la France, pour le retrait du projet de loi Travail.
A Caen, ce sont plusieurs milliers de salarié-e-s, de lycéen-ne-s, d’étudiant-e-s, de retraité-es et de chômeurs qui ont participé à la manifestation.
Cette mobilisation est une première étape réussie, qu’il s’agit de prolonger et d’amplifier.

Les quelques reculs annoncés par Valls ne changent rien à la philosophie de ce projet et la liste des attaques est toujours très longue : inversion de la hiérarchie des normes, licenciements facilités avec un élargissement de la définition du motif économique, plafonnement « indicatif » des indemnités prud’homales pour licenciement abusif, baisse de la rémunération des heures supplémentaires, durées maximales du travail augmentées, droit au repos attaqué, modulation du temps de travail sur 3 ans, modification forcée du contrat de travail en cas d’accord de « compétitivité » baissant les salaires et/ou augmentant le temps de travail etc. La notion de durée légale est de facto supprimée, les patrons en décideront, au cas par cas, le pistolet sur la tempe de leurs salariés. C’est le come-back de l’employeur-maître ! C’est aussi un coup porté à l’inspection du travail et au contrôle des entreprises : l’ineffectivité du droit du travail est sciemment organisée !

Une fois de plus, les reculs seront particulièrement discriminants pour les femmes : temps de travail, flexibilité et précarité accrues, réforme de la médecine du travail.....En bref, l’égalité professionnelle -en dépit des discours- est renvoyée aux calendes grecques !

On comprend que les jeunes s’indignent. Que leur promet-on ? La précarité en début, au milieu et en fin de vie active. L’avenir bouché, interdit. Des jeunes méprisés au travail.

Le projet de loi présenté n’est que la première étape de cette destruction programmée des droits sociaux : c’est bien à un retour aux conditions de travail et d’exploitation du 19e siècle que nous préparent le gouvernement et le MEDEF !

Ces derniers osent présenter les opposants au projet de loi comme des conservateurs refusant de faire des efforts afin de permettre à tous de trouver un emploi.
Mais le recul des droits sociaux, l’augmentation de la précarité et des licenciements facilités n’ont jamais permis de résorber le chômage !

Nos organisations appellent à s’inscrire dans toutes les mobilisations jusqu’au retrait effectif de la loi, première étape pour avancer vers un code du travail plus protecteur pour les salarié-e-s et les chômeurs.

Premiers signataires : CGT Direccte, UL CGT Hérouville Saint-Clair, SUD Travail-Affaires sociales, SOLIDAIRES, FSU 14, Syndicat des avocats de France-Section de Caen, UNEF, Fondation Copernic, Ensemble !, MRC, NPA, PG. PCF,…


Contact

FSU du Calvados

85 rue de l’Oratoire
14000 Caen

Tél : 02 31 86 29 33
Mél : fsu14@fsu.fr

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